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Vue de l'exposition Nina Beier, Auto. Photo Venise Bernard @Capc
Vue de l'exposition Nina Beier, Auto. Photo Venise Bernard @Capc
Retrouvez ici toutes les visites et les ateliers pour les individuels.
Dans le cadre de
Date de début
24 mars 2026
Date de fin
20 septembre 2026
Localisation dans le musée
Tarif

Nef

Renseignements

Tarifs :
8€ / 4,50€, tarif réduit / 2€, étudiants

Pour sa première exposition muséale en Europe, l’artiste hongkongais Trevor Yeung est invité à investir la nef du Capc pour y déployer son univers empreint de magie et d’étrangeté. L'artiste transforme l'architecture de l'ancien entrepôt de denrées coloniales en paysage artificiel, tel un vivarium à grande échelle composé d'un double arc-en-ciel, des soleils mutants ainsi que des champignons lumineux.

Prochaines dates
  • Mardi 24 mars - Dimanche 20 septembre

Au cœur de la nef, un pont en structure d’échafaudage permettra aux publics de s’élever dans les hauteurs de l’espace et prendre un autre point de vue sur celui-ci. Cette structure est également le support de rubans colorés que les publics seront amenés à accrocher tout au long de l’exposition, utilisant le pont comme un arbre à voeux. Représentant un arc-en-ciel in progress, cette œuvre s’inscrit dans le sillage du travail de Trevor Yeung, qui donne aux phénomènes naturels ainsi qu'à nos désirs des formes sculpturales pour les appréhender autrement. La nef entière sera baignée de couleur verte, travaillée ici comme un monochrome à grande échelle.


Trevor Yeung mobilise l’écologie botanique, l’horticulture et les systèmes d’aquariums comme des dispositifs métaphoriques traduisant l’émancipation des désirs dans le champ des relations humaines. Son œuvre, nourrie à la fois d’expériences personnelles et de mythologie, se déploie du médium photographique à des environnements immersifs de grande envergure. En orchestrant des systèmes à différentes échelles, Trevor Yeung interroge les logiques de contrôle, d’interdépendance et de vulnérabilité qui façonnent nos structures sociales et affectives.

Né en 1988 dans la province du Guangdong, en Chine, Trevor Yeung est diplômé de l’Académie des arts visuels de l’Université baptiste de Hong Kong en 2010. Il vit et travaille aujourd’hui à Hong Kong. En 2024, il a représenté Hong Kong dans le cadre d’un événement collatéral de la 60e Biennale de Venise. Il a récemment présenté des expositions personnelles au M+ à Hong Kong et à la Kestner Gesellschaft à Hanovre.

 

Partenaires : Layher, EVL Echafaudages Groupe VAHAU et Collection RAJA - Art Contemporain

 

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Télécharger le dossier pédagogique 

 

Dans le cadre de
Date de début
11 juin 2026
Date de fin
28 mars 2027
Localisation dans le musée
Tarif

Commissaires : Cédric Fauq et Salma Mochtari

Renseignements

Tarifs :
8€ / 4,50€, tarif réduit / 2€, étudiants

Ces dernières années, un grand nombre de mouvements, revendications, crises et débats apparaissent comme des signes que la colonisation par la France des territoires aujourd’hui appelés « ultramarins » à partir du XVIe siècle structure le contemporain – on parle de “continuum colonial”. C’est dire aussi que le système esclavagiste qui a été implanté à partir du XVIIe siècle sur ces mêmes territoires, couplé au développement de la traite dite “négrière”, ont laissé des séquelles vives sur les terres, les corps et les esprits, au-delà de son abolition officielle en 1848. Blackground : murmures des mornes rassemble près d’une cinquantaine d’artistes qui travaillent à partir des survivances de l’esclavage colonial1.

Prochaines dates
  • Jeudi 11 juin - Dimanche 28 mars

Les pratiques des artistes réunis dans cette exposition cherchent à élargir les formes que peuvent prendre la mémoire, à mettre en lumière et occuper les « manques » de l’histoire officielle, mais aussi à créer à partir de gestes et traces de résistances. Elles partent du postulat que le monde dans lequel nous vivons ne peut se comprendre sans ce blackground, arrière-plan noir qui résiste à l’intérieur même de l’histoire de la domination. Leurs œuvres nous amènent à écouter les chants, les cris et les chuchotements qui viennent des mornes, espaces de marronnage, de refuge et de communauté, tout en refusant le spectacle de la violence.

Le projet Blackground : murmures des mornes se déploie en plusieurs temps. D’abord par un ensemble d’expositions au Capc musée d’art contemporain de Bordeaux, au Frac MÉCA, à la Bibliothèque Mériadeck ainsi qu’au Musée d’Aquitaine. Dans ces institutions, chaque exposition collective répond au contexte particulier dans laquelle elle s’inscrit : le Capc se pose la question de la plantation et du monument à partir de son inscription dans un ancien entrepôt de denrées coloniales ; au FRAC Meca, c’est la vue sur la Garonne qui engendre une réflexion sur et par l’eau ; à la Bibliothèque Mériadeck, ce sont les écrits de Maryse Condé, Angela Davis et Suzanne Roussi-Césaire qui forment un noyau de réflexion sur la langue2; et enfin, au Musée d’Aquitaine, des œuvres s’infiltrent dans le parcours permanent pour offrir des points de fuite à l’histoire officielle.

Plus tard dans l’année, à Zébra3 puis aux Archives de Bordeaux Métropole, l’artiste Simon Gabourg est invité à développer un projet en deux temps qui part d’une réflexion sur l’histoire de la culture du caoutchouc, entre la Guadeloupe, la France et le Vietnam.

 

1. Traduction de l’expression ‘afterlives of slavery’ de l’universitaire américaine Saidiya Hartman.
2. Ce projet est une reprise et adaptation de Correspondances. Lire Angela Davis, Audre Lorde, Toni Morrison qui s’est tenu au Crédac à Ivry-sur-Seine en 2024 et dont les commissaires étaient Claire Le Restif et Elvan Zabunyan. 

 

Artistes : Annabelle Agbo Godeau, Mathieu Kleyebe Abonnenc, Malala Andrialavidrazana, Tania Arancia Marie, Jordan Beal, Yassine Ben Abdallah, Minia Biabiany, Hannah Black, Shirley Bruno, Kenny Cairo, Chimurenga, Gaëlle Choisne, Julien Creuzet, Danielle Dean, Caroline Deodat, Boz Deseo Garden, Inès Di Folco Jemni, Binta Diaw, Ayoh Kré Duchâtelet, Kenny Dunkan, Lucas Erin, Alexandre Erre, Pap Souleye Fall, Simon Gabourg, Dan Guthrie, Madeleine Hunt-Ehrlich, Audrey & Maxime Jean-Baptiste, Rudy Kanhye, Belinda Kazeem-Kaminski, Iris Kensmil, Ligia Lewis, Jota Mombaça, Shaun Motsi, Moye, Nathalie Muchamad, Ina Nian, Josèfa Ntjam, Olu Ogunnaike, Shenece Oretha, Nolan Oswald Dennis, Katrina Palmer, Mathias C. Pfund, Thomias Radin, Noam Rezgui, Xavier Robles De Medina, Fanny Souade Sow, Dominique White.
 

Autres lieux : Frac MÉCA, Musée d’Aquitaine, Bibliothèque Mériadeck, Zébra3, Archives Bordeaux Métropole

Partenaires : FABA Fundación Almine y Bernard Ruiz Picasso, Fluxus art projects, Casden, EVL Echafaudages Groupe Vahau, Smurfit Westrock, Pro Helvetia, Fondation pour la mémoire de l'esclavage, Crédac.

Date de début
13 juin 2026
Date de fin
13 juin 2026
Horaires
16:00 - 17:00
Localisation dans le musée
Tarif

Gratuit 

À l'occasion de cette conférence, les commissaires Cédric Fauq et Salma Mochtari reviennent sur la genèse de ce projet d'exposition et sur leurs réflexions autour des survivances contemporaines de l'esclavage colonial. 

 

Réservation en ligne ICI

Prochaines dates
  • Samedi 13 juin

Blackground : murmures des mornes
En savoir + 


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Cédric Fauq
Cédric Fauq est commissaire en chef et responsable du service programmation et collections  au Capc Musée d’art contemporain de Bordeaux, où ses projets les plus récents incluent la rétrospective Rammellzee : Alphabeta Sigma (Side B), les expositions collectives Air de repos (Breathwork) et Barbe à Papa, ainsi que le festival de performance L’Académie des Mutantes (lancé en 2022). Au Capc, il a également collaboré avec des artistes tels que Trevor Yeung, K. Desbouis, Camille Aleña, Nina Beier, Abbas Zahedi, Olu Ogunnaike, Sung Tieu, Aria Dean et Maxime Bichon. De 2020 à 2021, il a été commissaire d’exposition au Palais de Tokyo. Auparavant, il occupait le poste de curator des expositions à Nottingham Contemporary. Il développe également des projets indépendants et a récemment travaillé avec Matthieu Laurette sur son exposition rétrospective au MAC VAL. Il enseigne à la HEAD – Genève ainsi qu’à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne.

 

Salma Mochtari
Salma Mochtari est chercheur et curateur, basé à Marseille. Sa pratique prend appui sur les circulations conceptuelles entre les champs de l’art et la philosophie contemporaine, dans un dialogue étroit avec les traditions radicales noires et les études décoloniales, et ce qu’elles font faire aux artistes et travailleureuses de l’art. Depuis 2024, cette recherche fait l’objet d’un séminaire au MO.CO ESBA (Montpellier).

Depuis 2023, iel développe à LUMA Arles une programmation discursive et de performance à l’intersection de l’art et des sciences humaines et sociales. Depuis 2020 au sein du collectif Qalqalah قلقلة, iel contribue à la conception de plusieurs projets qui interrogent les conditions du consentement à l’invisibilisation des voix palestiniennes durant le génocide à Gaza, dont les Gaza Solidarity Movie Nights, des traductions, et des transcriptions.

 

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