Galeries du rez de chaussée et galerie Ferrère
Tarifs
8€ / 4,50€, tarif réduit / 2€, étudiants
À la suite de l’exposition évènement qui s’est tenue au Palais de Tokyo de février à septembre 2025, le Capc musée d’art contemporain de Bordeaux présente Rammellzee Alphabeta Sigma (Face B) comme une autre dimension du premier chapitre de la rétrospective parisienne.
Rammellzee (1960–2010) est une figure à la fois légendaire et énigmatique de la contre-culture hip-hop new-yorkaise de la fin des années 1970 et des années 1980, dont le champ d’action et l’influence dépassent la catégorie « graffiti ». Il se définissait comme théoricien, peintre, sculpteur, armementateur de lettres, performeur et MC. L’art total qu’il a développé pendant plus de trente ans révèle un univers unique, nourri par la vitesse du métro new-yorkais, la technologie aérospatiale, la mécanique quantique, le futurisme italien et la culture mecha japonaise.
Autodidacte, Rammellzee élabore, dès l’âge de 19 ans, le Gothic Futurism (futurisme gothique) et d’autres concepts, réunis dans un premier traité. Il y établit une filiation entre les moines copistes médiévaux et les graffeurs. Pour lui, enluminure et graffiti ont pour mission commune d’armer la lettre pour mener une guerre contre le langage normé.
Son art devient alors une entreprise de guerre. Ses armes : les lettres, qu’il équipe de multiples appendices et accessoires, comme autant de vaisseaux spatiaux. Son terrain : l’espace public, l’espace cosmique, mais aussi les murs des galeries d’art et des musées, ainsi que sa base, qu’il nommait la Battlestation (à la fois atelier, refuge et salle d’armes).
Au Capc, la Face B se divise en deux parties. La première permet de replacer le travail de Rammellzee dans le contexte de la production artistique et culturelle du New York des années 1980, faisant appel à des figures comme Jean-Michel Basquiat, Madonna, Kenny Scharf ou encore Phase 2. La deuxième partie met en dialogue les œuvres de Rammellzee avec une sélection de vidéos d’archives.
À l’occasion de la Face B, le Capc collabore à nouveau avec l’architecte-scénographe Pascal Rodriguez. Le studio de graphisme Akakir (Walid Bouchouchi) a également été invité à travailler à une nouvelle version de la timeline, clef de voûte du projet.
Rammellzee
avec Charlie Ahearn, Keetja Allard, A-One, Petrus Apianus, Jean-Michel Basquiat, Cudelice Brazelton IV, Celia Bullwinkel, COCO 144, Dondi White, Salomon Emquies, John Fekner, Futura 2000, David Hammons, Keith Haring, Jenny Holzer, Andreas Honegger, Mari Horiuchi, Richard Hunt, Arthur Jafa, Jim Jarmusch, Kool Koor, Tseng Kwong Chi, Madonna, Maripol, Matta, Gordon Matta-Clark, Ibrahim Meïté Sikely, NOC 167, Phase 2, William Pope.L, Jay Ramier, Kenny Scharf, Jamel Shabazz, SNAKE I, Sonic, Tite-Live, Toxic, Rolf Wäber, Andy Warhol, Martin Wong, Carmela Zagari Rammellzee
Commissaires : Cédric Fauq et Hugo Vitrani
Scénographie : Pascal Rodriguez
En partenariat avec le Palais de Tokyo, Hans Boodt Mannequins France et The Estate of Rammellzee.
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Du 12 janvier au 31 mai 2026, le Capc accueille en résidence Lila Torquéo.
Lila Torquéo (1994) est curatrice et autrice indépendante, basée entre Paris et Bordeaux. Son travail prend corps dans des expositions, des éditions et des maquettes. Récemment, elle a curaté l'exposition de Fabienne Audéoud Der Laden mit den blauen Pullovern à l’Institut français de Berlin, pensée à partir de l’uniforme bleu marine, symbole du pouvoir républicain. Elle a également curaté The Airbag Generation à Medusa (Bruxelles), qui portait sur les enjeux érotiques et économiques de la peau, autour de la figure de Lolo Ferrari. Elle s’intéresse aux dimensions intimes et politiques d’architectures domestiques et charnelles, au cœur de l’exposition CRÛ dans le Palais des Beaux-Arts de Paris. Elle s’est immiscée dans l’esprit bourgeois bohème de la Cité Montmartre (Paris), où elle a curaté plusieurs expositions, dont La Fondation Giacobetti, une institution miniature où s’est tenue l’exposition de Nastassia Kotava et Darya Danilovitch. Dans l’exposition Attaches parisiennes pour poignées de porte, elle a fait de la maison de poupées une méthode pour repenser les espaces de la Villa Belleville (Paris) et les liens des artistes résident·es. Son intérêt pour l’usage de la réappropriation dans des pratiques artistiques et militantes, infuse l’exposition/édition qu’elle a co-curatée avec Lou Ferrand, lors de sa résidence aux Beaux-Arts de Paris, en collaboration avec Act Up-Paris et l’Académie Gay & Lesbienne.
Elle a été intervenante invitée avec Lou Ferrand au séminaire de Clara Schulmann (Beaux-Arts de Paris) autour de l’œuvre de Kathy Acker et de Mélanie Matranga, ainsi que de Vincent Romagny (École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon) pour discuter de l’archive exposée. Plus récemment, elle a enseigné l’histoire de l’art contemporain à l’ebabx – école supérieure des beaux-arts de Bordeaux, dans son cours intitulé Sisters of Negation.
Conformément aux objectifs de la résidence curatoriale au Capc, qui visent à articuler un travail de recherche mené à partir des archives et une réflexion sur les enjeux pédagogiques liés aux pratiques curatoriales, Lila Torquéo développe une attention particulière à des formes de langage mobilisées au sein et en marge des institutions. En collaboration avec l’ebabx, la commissaire engage une réflexion sur l'écriture au sens élargi, interrogeant la posture des commissaires d’exposition autant que celle des artistes. Elle s’intéresse à des publications papier d’artistes liées à Bordeaux et à des œuvres qui permettent de réfléchir à l’usage des mots dans des lieux de diffusion et de circulation, de la publication imprimée aux réseaux sociaux, où les mots incarnent des rapports de pouvoir, de résistance et de désir. À cette recherche dans les fonds du Capc et de son ancien espace militant, la Galerie pour la vie, s’ajoute un travail avec des étudiant·es de l’ebabx autour de pratiques visuelles et éditoriales.
Compris dans le prix du billet d'entrée
À l’occasion de l’ouverture du Cool Kids Space, la programmation de films d’artistes du Capc fait la part belle, pendant 8 mois, à des œuvres poétiques dont l’univers esthétique se rapproche du dessin animé. Abordant des sujets comme l’animalité, la pollution, le temps et le rêve, les films sélectionnés, des formats courts, parlent aussi bien aux plus petits qu’aux plus grands. Les artistes invités viennent des quatre coins du globe : d’Europe à l’Asie en passant par l’Afrique.
Ezra Wube, Possible World, 2021
27 janvier – 19 avril 2026
Réalisée à partir de plus d’une centaine d’entretiens menés en Éthiopie, Possible World donne forme aux espoirs de personnes issues de milieux variés – agriculteurs, enseignants, chauffeurs, soignants – pour un avenir durable. L’artiste transforme ces récits oraux en une animation, où paysages verdoyants, villes en mutation et scènes de vie quotidienne se succèdent dans un continuum d’images en constante recomposition.
En faisant dialoguer traditions orales et techniques contemporaines de l’image en mouvement, Ezra Wube (né à Addis-Abeba, vit et travaille à New York) propose un monde possible fondé sur l’abondance partagée, l’équilibre écologique et l’interdépendance des êtres vivants. Cette œuvre invite à envisager la conversation comme un outil collectif de projection et de transformation du futur.
Vidéo d’animation peinte, couleur, son, 3’15 Courtesy de l’artiste
Nef
Tarifs :
8€ / 4,50€, tarif réduit / 2€, étudiants
Pour sa première exposition muséale en Europe, l’artiste hongkongais Trevor Yeung est invité à investir la nef du Capc pour y déployer son univers empreint de magie et d’étrangeté. L'artiste transforme l'architecture de l'ancien entrepôt de denrées coloniales en paysage artificiel, tel un vivarium à grande échelle composé d'un double arc-en-ciel, des soleils mutants ainsi que des champignons lumineux.
Au cœur de la nef, un pont en structure d’échafaudage permettra aux publics de s’élever dans les hauteurs de l’espace et prendre un autre point de vue sur celui-ci. Cette structure est également le support de rubans colorés que les publics seront amenés à accrocher tout au long de l’exposition, utilisant le pont comme un arbre à voeux. Représentant un arc-en-ciel in progress, cette œuvre s’inscrit dans le sillage du travail de Trevor Yeung, qui donne aux phénomènes naturels ainsi qu'à nos désirs des formes sculpturales pour les appréhender autrement. La nef entière sera baignée de couleur verte, travaillée ici comme un monochrome à grande échelle.
Trevor Yeung mobilise l’écologie botanique, l’horticulture et les systèmes d’aquariums comme des dispositifs métaphoriques traduisant l’émancipation des désirs dans le champ des relations humaines. Son œuvre, nourrie à la fois d’expériences personnelles et de mythologie, se déploie du médium photographique à des environnements immersifs de grande envergure. En orchestrant des systèmes à différentes échelles, Trevor Yeung interroge les logiques de contrôle, d’interdépendance et de vulnérabilité qui façonnent nos structures sociales et affectives.
Né en 1988 dans la province du Guangdong, en Chine, Trevor Yeung est diplômé de l’Académie des arts visuels de l’Université baptiste de Hong Kong en 2010. Il vit et travaille aujourd’hui à Hong Kong. En 2024, il a représenté Hong Kong dans le cadre d’un événement collatéral de la 60e Biennale de Venise. Il a récemment présenté des expositions personnelles au M+ à Hong Kong et à la Kestner Gesellschaft à Hanovre.
Partenaires : Layher, EVL Echafaudages Groupe VAHAU et Collection RAJA - Art Contemporain
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Pour cette quatrième édition de L’Académie des Mutantes, le festival de performances et de formes hybrides du Capc entre en résonance avec l’univers et le travail de Rammellzee, figure majeure de la scène artistique new-yorkaise et du mouvement hip-hop des années 1980. La temporalité du festival coïncide avec les derniers jours de l’exposition Rammellzee Alphabeta Sigma (Face B) qui sera exceptionnellement ouverte pour deux nocturnes gratuites. 
Cette édition explore les pratiques liées à l’invention de langages, à la création d’alter ego et au costume envisagé comme un outil radical de transformation. Elle fait également place à la musique et aux voyages intertemporel. Artistes, chercheurs et collectifs se réunissent pour une semaine d’expérimentations, d’ateliers et de performances, célébrant l’héritage de l’afrofuturisme et du Gothic Futurism tout en en amplifiant ses échos contemporains.
Avec : De Schuurman, Feu Flamme x Nyege Nyege, Arsenal Mikebe, Mofwazé·e, Gabriel Naghmouchi, Hippolyne NxNN, Théo Pall des éditions Burn~Août, Mirabelle Perot, Souleye Fall, Joël Vacheron, Levi Van Gelder, MC Yallah & Debmaster, Mawena Yehouessi.
Programmation : Camille Martin et Cédric Fauq
Programme
- Du mardi 14 avril au jeudi 16 avril
- 10h – 18h - Workshop de traduction collective Black to the Future
avec Théo Pall des éditions Burn~Août et Mawena Yehouessi
- 10h – 18h - Workshop de traduction collective Black to the Future
- Jeudi 16 avril
- 19h - Conférence Afrofuturisme, 1983 : équations, cosmovisions et le choc du futur
de Joël Vacheron
- 19h - Conférence Afrofuturisme, 1983 : équations, cosmovisions et le choc du futur
- Vendredi 17 et samedi 18 avril
- 19h - 21h30 - Nocturne gratuite
de l’exposition Rammellzee Alphabeta Sigma(Face B)
- 19h - Performance d’Hippolyne NxNN
Y a fuckQkueen gorgé de nidsXscxssxXx de moui:lle qui flaquent le sol à mémoire de fontexsCXscsxXxs
- 19h30 - Performance de Levi Van Gelder
- 19h - 21h30 - Nocturne gratuite
- Samedi 18 avril
- 15h - Visite guidée
de l’exposition Rammellzee Alphabeta Sigma (Face B)
- 19h - 21h30 - Nocturne gratuite
de l’exposition Rammellzee Alphabeta Sigma(Face B)
- 19h - Performance d’Hippolyne NxNN
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- 19h30 - Performance de Levi Van Gelder
- 20h - Performance de Pap Souleye Fall
INVISIBLETOWHOM Arc 2
- 21h - 1h - Soirée musicale Feu Flamme x Nyege Nyege
avec Arsenal Mikebe, MC Yallah & Debmaster, De Schuurman et Mofwazé·e
Bar et restauration sur place
- 15h - Visite guidée
- Dimanche 19 avril
14h30 - Ultime visite guidée
par le commissaire de l’exposition Rammellzee Alphabeta Sigma (Face B), Cédric Fauq
Programme Nouveaux Mutantes
- 16h - Performance de Mirabelle Perot
Conter le terme des habitantes
- 16h45 - Performance de Gabriel Naghmouchi
The Ghost We Must Be-live-in
Tarif plein 30 € / jour – Tarif réduit 21€ ou 15 € selon conditions / jour
Avec Théo Pall des éditions Burn~Août et Mawena Yehouessi
Ce workshop de traduction collective propose trois jours de travail autour du texte fondateur de la pensée afrofuturiste, Black to the Future, dans lequel Mark Dery s’entretient avec les auteurs et l’autrice Samuel R. Delany, Greg Tate et Tricia Rose. Les enjeux théoriques de l’afrofuturisme y seront abordés à l’aune des questions qu’ils continuent de soulever aujourd’hui.
Réservation en ligne ICI
Mené par Mawena Yehouessi et Théo Pall des éditions Burn~Août, ce workshop réunit un groupe de participants pour expérimenter une pratique collective de la traduction, pensée comme un espace de discussion, de négociation et de réflexion critique. Ce workshop s’inscrit dans une démarche éditoriale affirmée : à l’aide du logiciel Padatrad, les participants travailleront collectivement à la traduction d’extraits choisis du texte, avec pour vocation une publication future.
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Mawena Yehouessi
Mawena Yehouessi est une curatrice, chercheuse et artiste dont la pratique s’ancre dans le collage, à la fois comme éthique et méthodologie d’émancipation collective. Après des études en littérature, philosophie, gestion de projet et danse contemporaine, elle fonde en 2015 le collectif Black(s) to the Future, amorçant un travail à l’intersection de l’art, de la recherche et de l’activisme. Se décrivant comme une « collisionniste », elle explore les frictions et les connivences entre disciplines, formats et récits. En 2024, elle soutient la première thèse de recherche-création en Arts à la Villa Arson et à l’Université Côte d’Azur, intitulée Poïéthiques afrofuturistes : Trimer trames à l’intersection du collage et de la curation. Depuis 2025, elle enseigne à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon.
Les éditions Burn~Août
Burn~Août est une maison d’édition associative fondée en 2019. Depuis, elle a publié une vingtaine de publications, dont Vandalisme queer (Sara Ahmed, trad. Emma Bigé, Mabeuko Oberty, 2024), Non-noyées (Alexis Pauline Gumbs, trad. Mabeuko Oberty, Myriam Rabah-Konaté, Rose B., 2024) et Politiser l’enfance (ouvrage collectif, dir. Vincent Romagny, 2023).
Théo Pall
Théo Pall est éditeur et graphiste. Diplômé des beaux-arts de Paris en 2023, il a cofondé les éditions Burn~Août en 2019. Lorsqu'il ne consacre pas son temps à ce projet, il travaille en tant que free-lance pour le Centre national d'exploration spatiale. Particulièrement attiré par la production et la dissémination d'une forme imprimée, il s'occupe de la fabrication et la distribution d'une grande partie de ce que publient les éditions Burn~Août. Il est aussi en charge de la communication et d'une partie de la direction artistique de la maison d’édition. Par ailleurs, une grande partie de son travail au des éditions Burn~Août consiste à travailler sur son écosystème et à fluidifier les échanges de compétences, connaissances et ressources entre ses membres. Dans ce sens, Théo a impulsé dans le collectif une transition vers des logiciels libres et imagine des outils sur mesure pour la pratique éditoriale.
Gratuit - Réservation en ligne ICI
Auditorium
1983 est un moment charnière dans la carrière de Rammellzee considéré comme une figure précoce de l'artiste-hackeur. Cette année marque également l’émergence de nouveaux paradigmes technologiques. Sur la base de recherches menées pendant plusieurs années, publiées dans Cosmovisions : une étude visuelle des fondements coloniaux de l’exploration spatiale (MētisPresses, 2025), Joël Vacheron explore comment cette période a façonné des (contre-)imaginaires planétaires qui ont profondément influencé les cultures numériques.
Joël Vacheron
Joël Vacheron est chercheur et journaliste, spécialisé dans les études culturelles. Docteur en sciences sociales de l’Université de Lausanne et titulaire d’un master du Goldsmiths’ College à Londres, il s’intéresse aux intersections entre les études visuelles, les études des sciences et des techniques (STS) et la pensée décoloniale. Il est cofondateur du Centre Culturel Afropea et enseigne au département de communication visuelle de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (HES-SO). Il est l’auteur de Cosmovisions : une étude visuelle des fondements coloniaux de l’exploration spatiale (MētisPresses, 2025)
Gratuit - Réservation en ligne ICI
Lieu : Auditorium
Levi van Gelder est un artiste néerlandais qui incarne Ötza, une écrivaine de fanfiction cryodesséchée âgée de 5 300 ans. Adaptation drag de la célèbre momie maudite Ötzi, Ötza partage son expertise de multiples sujets (du néolithique à la philosophie moderne) en contrepoint des récits construits sur elle dans le champ scientifique.

Entrepreneuse avisée, Ötza détourne les codes des réseaux sociaux et de la culture populaire pour proposer des formats qui empruntent à celui du TED Talk ou de l’émission de téléréalité American Next Top Model. En incarnant Ötza, Levi van Gelder propose un discours à la fois critique et ludique sur les récits (pré)historiques.
Levi van Gelder
À travers la performance, l’écriture, la sculpture et la vidéo, Levi van Gelder explore la fanfiction comme un outil de résistance queer et de réappropriation contrefactuelle des histoires et des fictions. En écrivant, en performant et en créant sous la figure d’Ötza (entrepreneuse de fanfiction momifiée de 5 300 ans et adaptation drag d’Ötzi l’Homme des glaces), Levi propose une relecture subversive et post-historique de la momie néolithique, queerisant la (pré)histoire. Par un récit vif et une critique ludique, iel interroge et résiste aux prétentions à la vérité. Levi van Gelder vit et travaille à Amsterdam.
Gratuit
En compagnie d’une médiatrice, découvrez l’univers singulier de Rammellzee, figure légendaire de la culture hip-hop new-yorkaise des années 1980. L’occasion d’entrer au cœur de la démarche de l’artiste et de plonger dans le contexte artistique et culturel de cette époque.
Réservation en ligne ICI
5 € + prix du billet d'entrée
En compagnie d’une médiatrice, découvrez l’univers singulier de Rammellzee, figure légendaire de la culture hip-hop new-yorkaise des années 1980. L’occasion d’entrer au cœur de la démarche de l’artiste et de plonger dans le contexte artistique et culturel de cette époque.
Réservation en ligne ICI
Gratuit
Nef du Capc
Pour L'Académie des Mutantes, l'artiste sénégalo-américain Pap Souleye Fall réactive son alter ego Dead Pixel. Déambulant dans la nef vêtu d’un costume conçu spécialement pour l’occasion, Pap Souleye Fall prolonge et incarne ses recherches autour des imaginaires afrofuturistes. 
Pap Souleye Fall
Pap Souleye Fall est un artiste sénégalo-américain dont la pratique explore les circulations entre performance, sculpture, cosplay et médias numériques. Son travail est produit dans le contexte de la diaspora africaine. Étant issu de deux mondes, Pap Souleye Fall se réjouit de la possibilité de construire sa propre réalité entre les polarités des cultures. À ce titre, il s'intéresse aux manières dont l’art peut s’inscrire dans la vie quotidienne. Dans ses œuvres, l’artiste utilise souvent des matériaux récupérés ou recyclés — carton, bois, textiles — ainsi que des écrans vidéo et des composants numériques. Cette hybridation entre le monde matériel et numérique s’incarne à travers son alter ego Dead Pixel qu’il réactive pour L’Académie des Mutantes dans la performance initutlée INVISIBLETOWHOM Arc 2.
5 € + prix du billet d'entrée
Réservation en ligne ICI
Parcourez l’exposition en compagnie de Cédric Fauq, co-commissaire de l’exposition et commissaire en chef du Capc. L’occasion d’entrer au coeur de la conception du projet et de découvrir les détails de sa fabrication.
Réservation en ligne ICI
Compris dans le billet d'entrée.
Réservation en ligne ICI
Lieu : Atrium
Conter le terme des habitantes est une adaptation performée du film éponyme de Mirabelle Perot. Dans celui-ci, Ringuedebelle, princesse de Miratopia, un monde fantastique dans lequel vivent ses habitantes, prépare une réception en son honneur.

Performance "Conter le terme des habitantes"
de Mirabelle Perot
Incarnée par l’artiste, Ringuedebelle occupe une position dominante en surplomb de la scène, assumant une fonction de narration et de contrôle du récit. En frappant inlassablement sa robe de métal, elle impose la reprise perpétuelle des répétitions, malgré les gargouillis de ventre de plus en plus pressants des habitantes. Entre le conte de fées et le théâtre de marionnettes, l’univers s’inspire de l’iconographie de la Renaissance pour raconter une histoire où la prise de parole devient un instrument de domination autant que d’émancipation.
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Programme Nouveaux Mutantes
Le programme des Nouveaux Mutantes est dédié aux artistes récemment diplômés d’école d’art et d’université dont la pratique s’inscrit dans le champ étendu de la performance.Pour cette nouvelle édition de L'Académie des Mutantes, le Capc présente les propositions des artistes sélectionnés pour ce programme : Gabriel Naghmouchi et Mirabelle Perot
Mirabelle Perot
Mirabelle Perot est une artiste et réalisatrice vivant à Paris. Diplômée du master photo-vidéo de l’École des Arts Décoratifs de Paris, après une formation en design de mode à l’école Duperré, elle construit un monde mythologique et fabulateur nommé Miratopia. Le film constitue le médium central de sa pratique, autour duquel s’articulent écriture, costume et performance. À travers des récits systémiques et rituels, son travail interroge les liens entre langage, pouvoir et fabrication des identités. Son travail a notamment été présenté à la bibliothèque de l’INHA, à l’espace Nonono, au Consulat Voltaire, durant le festival Si Cinéma, et dans la revue Censored. En 2026, elle réalisera son prochain film lors d’une résidence à l’Abbaye de Maubuisson.
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Gratuit
Dress code : sirènes, créatures aquatiques et coquillages nacrés.
Devenu un rendez-vous incontournable de la Nuit européenne des musées, le grand bal de la nef revient pour une nouvelle édition. Cette année, c’est au cœur de l’exposition de l’artiste Trevor Yeung, que le public est invité à plonger dans une soirée rythmée de concerts, de performances et d’ateliers. Venez avec votre plus bel habit aquatique !
Dress code : sirènes, créatures aquatiques et coquillages nacrés.
Programme : Performances, concerts, DJ sets, visites flash, visites surprises,
AQUABAL des kids : boum aquatique, déguisement, maquillage, visites ludiques, ateliers en famille...