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Festival
L'Académie des Mutantes X Rammellzee
Aujourd'hui
10h00 - 18h00
Workshop
Workshop de traduction collective "Black to the Future"
Aujourd'hui
19h00 - 20h00
Conférence
Conférence "Rammellzee et l'afrofuturisme - 1983 : équations, cosmovisions et le choc du futur"
Vendredi 17 avril
19h00 - 21h30
Nocturne
Nocturnes gratuites Rammellzee
Vendredi 17 avril
19h00 - 19h30
Performance
Performance d’Hippolyne NxNN
Vendredi 17 avril
19h30 - 20h00
Performance
Performance "Happiness (finally) after 5,300 Years of Cryodesiccation" de Levi van Gelder
Vendredi 17 avril
20h30 - 21h30
Visite
Visite Rammellzee - Nocturnes gratuites
Samedi 18 avril
15h00 - 16h00
Visite
Visite Rammellzee
Samedi 18 avril
16h30 - 17h30
Visite ludique
Visite ludique Keith Haring pour les 20 mois - 3 ans
Samedi 18 avril
19h30 - 20h30
Performance
Performance "The Girl Who Resisted Falsification" de Levi van Gelder
Samedi 18 avril
20h00 - 21h00
Performance
Performance "INVISIBLETOWHOM Arc 2" de Pap Souleye Fall
Samedi 18 avril
21h00 - 23h59
Concert
Soirée musicale Nyege Nyege
Dimanche 19 avril
15h00 - 16h00
Visite
Ultime visite commissaire Rammellzee avec Cédric Fauq
Dimanche 19 avril
16h00 - 16h30
Performance
Nouveaux Mutantes - Performance "Conter le terme des habitantes" de Mirabelle Perot
Dimanche 19 avril
16h45 - 17h45
Performance
Nouveaux Mutantes - Performance "The Ghost We Must Be-live-in" de Gabriel Naghmouchi
Mercredi 06 mai
15h00 - 16h00
Visite ludique
Visite insolite en famille. Pour les 6 - 10 ans 
Samedi 09 mai
16h30 - 17h30
Visite ludique
Visite ludique "Jardin des neufs soleils". Pour les 20 mois - 3 ans
Eva Kot’átková, Mon corps n'est pas une île
10.02.22 - 29.05.22
Eva Kot’átková, Mon corps n'est pas une île
10.02.22 - 29.05.22
Eva Kot’átková, Mon corps n'est pas une île
10.02.22 - 29.05.22
Vue de l'exposition Eva Kot’átková, "Mon corps n'est pas une île", Capc Musée d'art contemporain de Bordeaux, (10.02.2022 - 29.05.2022). Photo Arthur Péquin
Vue de l'exposition Eva Kot’átková, "Mon corps n'est pas une île", Capc Musée d'art contemporain de Bordeaux, (10.02.2022 - 29.05.2022). Photo Arthur Péquin

Inspiré par la poésie surréaliste, les mécanismes théâtraux, la psychanalyse et certaines formes d’éducations expérimentales, le travail d'Eva Koťátková développe un rapport étroit à la narration : une narration fragmentée qui renvoie au rêve et à l’inconscient comme puissants vecteurs de force créatrice.

Du
10.02.22
au
29.05.22

Commissaire : Sandra Patron

Tarif :

7€ / 4€ (tarif réduit)

En associant sculptures, objets, collages, costumes et textes dans de vastes installations ludiques, poétiques et colorées, le travail d’Eva Koťátková suggère l’emprise de l’environnement social sur nos vies personnelles. Cette emprise s’incarne dans son travail par des appareillages complexes qui contraignent le corps mais ont également la possibilité de le transformer. Inspiré par la poésie surréaliste, les mécanismes théâtraux, la psychanalyse et certaines formes d’éducations expérimentales, son travail développe un rapport étroit à la narration : une narration fragmentée, parsemée dans l’exposition tels des indices à déchiffrer ; une narration qui renvoie au rêve et à l’inconscient comme puissants vecteurs de force créatrice.

Mon corps n’est pas une île prolonge et amplifie les enjeux déjà présents dans le travail de l’artiste depuis plusieurs années. Spécifiquement conçu pour la nef du Capc, le projet prend la forme d’un corps gigantesque, mi-poisson, mi-humain, à la fois contenant et médiateur d’une myriade d’histoires, dont la mélopée entêtante sera audible dans
tout l’espace. Tout à la fois corps à l’identité trouble et paysage dans lequel le visiteur pourra s’immiscer pour écouter ces histoires, ce corps fragmenté contient en son ventre un ensemble important de boites et de caisses d’où semblent vouloir s’échapper des créatures animales et humanoïdes. Des corps en fuite, en mouvement ou en transition, des corps qui ne veulent pas être nommés et qui échappent à toute catégorisation, des corps qui refusent de se taire, qui expriment librement leurs émotions et leurs rêves.

Le motif récurrent de la caisse renvoie de manière indirecte à l’histoire de l’Entrepôt Lainé, autrefois lieu de stockage de denrées coloniales, mais également à l’ambivalence de cet objet. La caisse symbolise en effet la mobilité, la capacité à se déplacer d’un endroit à un autre, d’un état à un autre, mais aussi la norme, la codification, et notre désir de littéralement tout mettre en boite, comme pour conjurer notre peur du chaos. L’installation propose une plate-forme pleine d’empathie à ceux dont les voix, humaines, végétales ou animales, sont réduites au silence, dont la position est remise en cause et qui subissent l’étiquetage et la stigmatisation.

Tous les dimanches pendant la durée de l’exposition, Mon corps n’est pas une île a été habitée et activée par des performeurs qui sont venus partager ces différentes histoires avec le public, celle de l’enfant harcelé à l’école, celle du serpent qui fait sa mue, ou encore celle du buisson qu’on arrache à son environnement pour le planter dans le jardin d’une zone pavillonnaire. L’installation, en forme de plateforme de discussions et d’échanges, a également été le lieu d’un ensemble de rendez-vous avec des spécialistes – en biologie sous-marine, éthologie ou philosophie – ou avec différentes associations de lutte pour la dignité des êtres. Toute l’installation semble portée par ce cri vital que pousse un des personnages : « Je rêve d’un corps qui aurait plusieurs peaux à sa disposition ».

 

Commissaire : Sandra Patron

 

 

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