Exposition //

12.07.2019 -> 22.09.2019

Jean Pierre Raynaud
Parcours Hors les murs

Que chacun enchante sa prison

Dans le cadre de la saison culturelle Liberté ! Bordeaux 2019.

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Parcours Hors les murs et au CAPC

Grand-Théâtre de Bordeaux
• du 12 juillet au 1er septembre 2019

Espace Saint-Rémi, Jardin Botanique et CAPC
• du 12 juillet au 22 septembre 2019

 

L’Art à perpétuité, recueil d’aphorismes publié par Jean Pierre Raynaud en 2017 illustre bien le rapport paradoxal que l’artiste entretient avec la notion de liberté : entre vocation et coercition, engagement et enfermement. En témoigne La Maison, cette architecture évolutive que l’artiste a conçue et habitée à La Celle Saint-Cloud, près de Paris, à partir de 1969, avant de lui donner une nouvelle forme : mille containers d’acier chirurgical contenant les débris de l’édifice, disséminés en 1993 dans la nef du CAPC, dont un nombre important est aujourd’hui réexposé par l’artiste dans le fastueux Salon Boireau du Grand-Théâtre de Bordeaux, sous les plafonds peints par William Bouguereau. Dans le salon Lalande sera projeté La Maison, le film que Michelle Porte a consacré en 1993 à ce projet.

Rarement montrée en France, l'installation Manifeste (1984) présente des lits impeccablement alignés, bordés de draps blanc et associés à autant de toiles peintes en blanc rythmées de fines rayures noires. Cette installation trouve dans la nef de l’Espace Saint-Rémi, ancienne église construite entre les XIe et XVe siècles, une atmosphère propice aux questionnements sur la vie, la liberté et l’art qui parcourent toute l’œuvre de l'artiste.

Au Jardin Botanique, jouant sur les perspectives du jardin et voisinant librement avec les plantes aquatiques, le monumental Pot 815 (1968), icône de l’art contemporain, peut se lire comme un autoportrait radical de l’artiste. Objet industriel conçu à l’origine pour contenir la terre, les pots de fleur de Jean Pierre Raynaud ne contiennent aucun substrat susceptible d’alimenter une vie organique. Le ciment qui les remplit est le signe d’une affirmation : celle d’une identité artistique construite dans la résistance et le questionnement.

Enfin, le CAPC expose Dépoli (1991), un livre-objet invitant à questionner le dedans et le dehors, l’intérieur et l’extérieur, avec en miroir l’aphorisme "Que chacun enchante sa prison", qui donne son titre à ce parcours-exposition.

Un parcours que Jean Pierre Raynaud viendra présenter dans l'auditorium du musée le 11 juillet.

Après Richard Long en 2017, c’est donc une autre figure majeure de l’art contemporain qui fait l’objet, dans le cadre de la saison culturelle Liberté ! Bordeaux 2019, d’un parcours réunissant plusieurs sites de la ville autour d’œuvres emblématiques issues de la collection du CAPC.

Commissaire : Anne Cadenet

  

 

Né en 1939 à Courbevoie, Jean Pierre Raynaud réside à Paris.
De 1968 à aujourd’hui, Jean Pierre Raynaud n’a cessé d’exposer à travers le monde, créant à chaque fois une œuvre puisant dans le vocabulaire formel des Psycho-Objets. Ainsi Le Pot doré (1985), probablement l’œuvre la plus célèbre de l’artiste, exposé à la Cité Interdite à Pékin, suspendu à une grue au-dessus du chantier de la Potsdamer Platz à Berlin ou aujourd’hui au niveau 6 du Centre Georges Pompidou à Paris, est « l’archétype de l’archétype qui donne le ton, l’axe et la méthode ». Le Mastaba 1 (1986) est une autre architecture sculpturale à La Garennes-Colombes, construite avec l’aide de l’architecte des Monuments de France Jean Dedieu, acquise par la ville en 2006 et devenue un centre culturel où sont exposées ses œuvres. Citons encore, parmi les commandes et œuvres monumentales, les vitraux de l’abbaye cistercienne de Noirlac, qu’il imagine en 1973 et qui constituent un tournant décisif dans son œuvre, avec une importante réflexion sur la lumière, le projet non réalisé de la Tour Blanche des Minguettes à Lyon, ou encore l’autoportrait monumental pour la ville de Québec détruit puis recréé cette année. Ses installations autour de la série des drapeaux vietnamien, soviétique, français ou cubain ont donné lieu à de multiples expositions dans le monde entier, et ont été récompensées notamment par le prix de l’Unesco en 2000, dans le cadre de la Biennale de La Havane.

 

Le CAPC remercie :
Linda et Guy Pieters pour leur prêt
L’entreprise Pro-Mousse pour son appui lors de la restauration de l’installation Manifeste
Les équipes de l'Opéra National de Bordeaux, du Jardin Botanique et de l’Espace Saint-Rémi pour leur aide précieuse.

 

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Horaires et tarifs :

Grand-Théâtre (place de la Comédie)
• Du mardi au dimanche de 11h30 à 18h30. Fermé les lundis
• Tarifs : 9,5 € ; réduit 5 €. Tarif réduit sur présentation du billet d'entrée au CAPC

Espace Saint-Rémi (4 rue Jouannet)
• Du mardi au vendredi de 11h à 18h. Les samedis et dimanches de 11h à 19h. Fermé les lundis
• Gratuit, entrée libre

Jardin Botanique (esplanade Linné)
• Tous les jours de 8h à 20h
• Gratuit, entrée libre

CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux (7 rue Ferrère)
• Du mardi au dimanche de 11h à 18h, jusqu'à 20h le 2e mercredi du mois. Fermé les lundis
• Tarifs : 7 € ; réduit 4 €. Gratuité pour les porteurs du billet d'entrée au Grand-Théâtre

 

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-> Grand-Théâtre, Espace Saint-Rémi, CAPC, Jardin Botanique
-> Voie d'accès pour personnes handicapées

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