CAPC
musée d'art contemporain
de Bordeaux

Exposition

03.11.2022 -> 14.05.2023

Barbe à Papa

Commissaire Cédric Fauq

Vernissage
Jeudi 3 novembre, 19h-minuit
Entrée libre et gratuite

Tous les ans aux mois de mars et d’octobre, on peut entendre des fenêtres du Capc musée d’art contemporain de Bordeaux les échos de la fête foraine qui a lieu place des Quinconces depuis 1854. Cet écho, amplifié, donne lieu à l’exposition Barbe à Papa. Celle-ci prend ses quartiers dans les espaces centraux du Capc – nef et mezzanines – sous la forme d’une fête foraine au ralenti et en déconstruction, grâce au concours d’artistes dont les œuvres entretiennent des connivences matérielles, formelles ou encore culturelles avec des éléments de la fête foraine.

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Barbe à Papa, c’est aussi la tentative de penser l’exposition comme mise en scène d’une « atmosphère ». Atmosphère qui aurait le potentiel de provoquer un large éventail d’émotions (mélancolie, surprise, joie, peur) pour finalement nous faire appréhender l’histoire culturelle et matérielle de la fête foraine. L’exposition opère ainsi elle-même comme une barbe à papa : derrière son apparence légère, elle a pour vocation de vous coller, si ce n’est aux doigts, du moins aux yeux.

En effet, Barbe à Papa postule que l’exposition temporaire et la fête foraine ont de nombreux points communs. Il s’agit d’observer comment les artistes font usage de mécanismes de captation de l’attention, de l’illusion, de dispositifs de monstration « impures » et de systèmes de cloisonnement de l’espace, autant de caractéristiques attribuées à la fête foraine, et qui posent la question de savoir si toute œuvre d’art est aussi une attraction.

Une des observations cruciales ayant guidé le projet est que si tout flotte à la fête foraine – ballons, corps, barbe à papa et machines –, très vite, tout fini par retomber et s’alourdir. En chemin et dans la discussion avec les artistes, nous nous sommes posé la question : quelle forme de relation la fête foraine permet-elle d’établir avec les ciels aujourd’hui ? Une question à la teneur quasi-spirituelle que l’on n’attribuerait pas naturellement à la fête foraine, considérée (et parfois mal considérée) comme un rituel populaire qui ne nous élève pas – du moins l’esprit.

Barbe à Papa cherche à rendre palpable ce paradoxe gravitationnel et transformer le musée en espace de suspension – de la croyance, de la confiance et de l’attraction. Les œuvres sont ainsi composées d’air, d’électricité, d’acier et de plastique mais aussi de sucre, d’huile et de sel. Y figurent aussi bien des sculptures et des installations que de la vidéo, des peintures, des œuvres sonores et des performances.

Les œuvres de Barbe à Papa se font elles-mêmes échos les unes aux autres par le biais de fils rouges empruntant parfois leur nom à des attractions de la Foire aux Plaisirs : Sugar Rush ; Gravity ; Lanternes ; Techno Power. Ces lignes directrices servent à la fois de nœuds problématiques et de points de rassemblements conceptuels pour mieux appréhender l’exposition, qui fait se rencontrer plus de 40 artistes, un nombre important d’entre eux et d’entre elles produisant des œuvres spécifiquement pour l’exposition.

 

Cédric Fauq, commissaire de l’exposition
Commissaire en chef du Capc, responsable du service des Projets.

 

Avec : Bogdan Ablozhnyy, Alfredo Aceto, Lutz Bacher, Bertille Bak, Ericka Beckman, Meriem Bennani, Kasper Bosmans, Chila Burman, Julien Ceccaldi, Mathis Collins, Matt Copson, Jesse Darling, Kevin Desbouis, Eliza Douglas, Dr. Eugène Doyen, Cécile di Giovanni, Anders Dickson, Natacha Donzé, Stano Filko, Olivier Goethals, Nicholas Grafia, EJ Hill, Carsten Höller, Agata Ingarden, Silas Inoue, Gregory Kalliche, Miriam Laura Leonardi, Ghislaine Leung, Thomas Liu Le Lann, Fabrizio Milani & Andrea Dal Molin, Arash Nassiri, Gyan Panchal, Russell Perkins, Pierre-Lin Renié, Christophe de Rohan Chabot, Diane Severin Nguyen, Israel Urmeer, Julie Villard & Simon Brossard, Kristin Walsh, Bri Williams, Mara Wohnhaas, Cici Wu, Dena Yago, Vivien Zhang, Jenkin Van Zyl (Liste non définitive).

 

Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture ; de Fluxus Art Projects ; de la Danish Art Foundation ; de la Fondation d’entreprise Martell.

 

L’exposition bénéficie également du soutien de Montel Group et de CEIR.

 

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-> Nef et mezzanine
-> Voie d'accès pour personnes handicapées
-> Tarifs : 8€ / 4,50€ (tarif réduit) / 2€ pour les étudiants / Gratuit pour les titulaires de la Carte Jeune Bordeaux Métropole

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