CAPC
musée d'art contemporain
de Bordeaux

Histoire de la collection

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Les acquisitions et les dons ont tantôt renforcé les axes historiques et fondateurs de la collection du CAPC (les dernières grandes avant-gardes : Art minimal, Art conceptuel, Arte Povera, Supports/Surfaces…) tantôt privilégié une nouvelle génération d’artistes dont les œuvres renouvellent la pratique de l’art tout en interrogeant divers aspects du modèle sociétal. Citons par exemple, le galeriste Jean Fournier qui donna plusieurs œuvres majeures dont un Simon Hantaï ou une peinture de Joan Mitchell, donnant ainsi un socle chronologique à cet ensemble. L’histoire de la collection du musée témoigne à n'en pas douter de ce que fut et de ce qui est l’actualité de la scène artistique émergente.

Les œuvres historiques majeures de la collection proviennent pour la plupart des expositions fondatrices du CAPC. Elles privilégient les recherches entreprises par les artistes de la fin des années 60 et du début des années 70 (Mario Merz, Jannis Kounellis, Wolfgang Laib, Richard Serra) et sont marquées par une évolution de la pensée sur l'art, significative d'une remise en cause des pratiques artistiques et du statut même de l'œuvre (Joseph Kosuth, On Kawara, Lawrence Weiner, Richard Long). Les œuvres de Bruce Nauman mettent le corps à l’épreuve et introduisent la question des limites, de la vidéo et de l’œuvre comme activité.

Le contexte de crise du marché de l'art contemporain en France à la fin des années 60, favorisa l’émergence de groupes comme BMPT (Buren, Mosset, Parmentier, Toroni) ou Supports/Surfaces, représenté dans la collection par Bioulés, Dezeuze, Viallat, Pagès. Tous s'inscrivaient dans une problématique qui visait à « démonter le mécanisme de l'acte de peindre en tant qu'acte strict de poser de la peinture sur une surface ».  

A contrario, les années 80 voient avec la Figuration libre en France, fort bien représentée dans les collections du musée (François Boisrond, Robert Combas, Jean Charles Blais et Hervé Di Rosa) ou les artistes espagnols comme José Maria Sicilia ou encore Miquel Barceló un retour au plaisir de peindre sur de grands formats.

L’exposition Traffic de Nicolas Bourriaud en 1996 oriente les acquisitions vers de jeunes artistes qui privilégient l’esthétique relationnelle et les dispositifs conviviaux (Andrea Zittel, Dominique Gonzalez Foerster, Philippe Parreno, Liam Gillick). D’autres œuvres plus intimistes issues d’une génération d’artistes marquée par le sida, dénoncent ou témoignent par l’enregistrement photographique de l’intimité, de l’altérité, d’une vie à la marge du modèle (Nan Goldin, Noritoshi Hirakawa, Jack Pierson, Wolfgang Tillmans, Absalon… ).

La collection du CAPC c’est aussi depuis trois ans la relecture de la modernité et des mouvements avant-gardistes des années 1970 par une nouvelle génération d’artistes avec l’entrée dans les collections des œuvres de Guillaume Leblon, Diego Perrone, Vincent Lamouroux ou Vittorio Santoro…

Les récentes expositions qui mettent à jour l’articulation entre art et culture populaire amorcent un nouvel axe d’enrichissement de la collection, formant un ensemble cohérent d’œuvres acquises ou déposées (Stéphane Dafflon, Olaf Breuning, Bruno Peinado, Dewar&Gicquel…).

L’histoire de la collection du CAPC est aussi celle des liens qui unissent le lieu à la scène artistique bordelaise en accompagnant la production d’artistes installés sur la région (Buy-Sellf, Laurent Le Deunff, Benoît Maire, Damien Mazières, Perav Prod, Présence Panchounette, Chantal Raguet, Jean Sabrier ou encore Jean-Paul Thibeau).

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