CAPC
musée d'art contemporain
de Bordeaux

Patrick Des Gachons

Tableau-mur, 2005-2010

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Peinture glycérophtalique, acrylique et enduit sur toile

300 x 350 cm

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Cette œuvre a été réalisée sur une cimaise à l’occasion de l’exposition « L’œuvre en programme » présentée au CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux du 3 février au 15 mai 2005. Elle a été ensuite détachée de sa cimaise suivant les préconisations de l’artiste et tendue sur un châssis.

Il s’agit pour l’artiste d’un « extrait du Programme de vie » réalisé en 2005 et d’une « mise à jour » de ce dernier en 2010, au CAPC.

 

Diagnostic

Après avoir été décrochée de sa cimaise d’origine, la toile a été agrafée sur un châssis provisoire. Trop léger, ce dernier n’a pu maintenir la toile en tension ce qui provoqua avec le temps d’importantes déformations. La toile de coton qui sert de support à la peinture n’a pas pu elle non plus assurer sa fonction de support. Cette toile étant la toile servant à tendre les murs du musée et non une toile telle que celle utilisée traditionnellement par l’artiste, des altérations importantes de la couche picturale et de l’enduit sont  rapidement apparues.

Des craquelures, fissures, et soulèvements ponctuels ainsi quelques lacunes ont nécessité une intervention urgente de conservation et la mise en chantier avec l’artiste d’un projet de restauration.

 

Intervention

Patrick des Gachons a répondu favorablement à notre proposition de collaboration pour la restauration de sa toile avec deux restauratrices Tiziana Mazzoni et Françoise Martin Dareths.

La première étape de ce chantier visait à intervenir sur le support toile et à fabriquer un châssis à clefs et à bords chanfreinés par l’équipe technique du musée en accord avec l’artiste.Afin d’assurer une meilleure tension et solidité structurelle à la toile d’origine, celle-ci a été doublée. Cette intervention ne résolvait pas le problème d’adhésion entre la couche picturale et le support.

La deuxième étape consista en une étroite collaboration entre Patrick des Gachons et la restauratrice Tiziana Mazzoni. Elle devait permettre à l’artiste ce qu’il nomme « une mise à jour » de son tableau, à savoir une augmentation proportionnelle au nombre d’années (de 2005, date de l’œuvre à 2010, date de la « mise à jour ») de la surface de son carré peint, soit 5 %. Préalablement, la restauratrice réalisa sous le regard vigilant de l’artiste, au cours d’un chantier ouvert au public, un dépoussiérage de l’œuvre, une consolidation des soulèvements de la couche picturale et un masticage des lacunes. L’artiste ne put reprendre son monochrome qu’après cette intervention de restauration qui assure désormais une pérennité à l’œuvre.

Entre restauration et réinterprétation, la proposition de l’artiste de « mise à jour » de son tableau constitue un cas d’école. A la question Comment restaurer sans déprécier ? Le musée a proposé la constitution d’un groupe de travail associant l’artiste, le musée et le restaurateur. Le chantier fut rendu accessible au public du mardi 17 au vendredi 20 mai 2010 et une rencontre-débat programmée.

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