CAPC
musée d'art contemporain
de Bordeaux
<- mercredi 4 avril 2018 ->

• 04 avril 2018 - 11h30 et 14h30

PROJECTION // L'ÉCRAN 2018 //

RéTROSPECTIVE DES FILMS DE BABETTE MANGOLTE
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En présence de Babette Mangolte

Projections suivies d’une discussion entre Babette Mangolte et Clara Schulmann, critique d'art, professeure d’histoire et de théorie de l'art à l'École supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux (EBABX).

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• 11h30 : Introduction de la journée

What Maisie Knew, 1975, 
16mm tranféré en HD, 58 min., n&b.

avec James Barth, Kate Manheim, Saskia Noordhoek-Hegt, Yvonne Rainer et Jerry Bauman, Philip Glass, John Erdman, Linda Patton, Epp Kotkas

« Un film réalisé autour de la caméra subjective, la vision d’un enfant et la relecture du roman du même nom d’Henry James. L’intérêt réside non pas dans la réalité et l’apparence, mais dans la manière dont ces termes en viennent à se constituer. »
– Constance Penley

« Comme l’a dit Henry James : "On peut encore s’interroger sur ce que Maisie savait." Le film porte sur le regard. Je gagerais que de simples variations sur quelques éléments récurrents encourageraient le spectateur à faire des associations libres et à s’imaginer une trame narrative. »
– Babette Mangolte

 

•14h30 : 

(Now) or Maintenant entre parenthèses, 1976, 
16mm transféré en HD, 10 min., couleur. 

avec Linda Patton, James Barth 

Une succession linéaire d’activités et de manipulations d’objets.
Le film = Le film projeté maintenant = (Now)


The Camera: Je or La Camera: I, 1977,
16mm transféré en HD, 88 min., couleur, VOA&F.

Avec plusieurs artistes.

« Un récit subjectif sur la prise de vue photographique. »

« Alternant entre observation, sentiment ou imagination, le film est un autoportrait de la photographe et cinéaste entre 1976 et 1977. »
– Babette Mangolte

« Le film explore la relation entre la vision et le pouvoir qui découlent de la production d’images. La première partie de The Camera: Je est terrifiante, bien que ce soit la partie la plus strictement didactique du film. Le spectateur regarde des modèles qui se font photographier et qui reçoivent des instructions sur la pose à prendre. L’angoisse perçue dans le visage et le corps des modèles (qui reflètent notre rôle de spectateur) illustre cette peur de ne pas rester dans notre position de spectateur. C’est comme si l’on se voyait être photographié, comme si l’écran devant nos yeux nous prenait en photo. »
– Constance Penley

 

Water Motor, 1978, 
16mm transféré en HD, 7 min., n&b, silencieux.

Chorégraphie et solo de Trisha Brown.

« Un des meilleurs films sur la danse jamais réalisés. »
– Yvonne Rainer

« L’image apparaît en fondu. Pendant deux secondes, Trisha demeure immobile, puis elle commence à danser son solo Water Motor, en se déplaçant à la vitesse de l’eau. Les mouvements sont si rapides et complexes que vous avez l’impression d’en manquer la moitié. Quand la danse se termine, Trisha se tient immobile comme au début du film, bien qu’elle soit plus près de la caméra, et l’image est fondue au noir. Puis, l’image apparaît de nouveau. Trisha exécute la même danse, mais cette fois au ralenti (filmé à 48 images par seconde) et le mouvement prend une apparence somptueuse qui révèle au spectateur tout ce qu’il n’avait pas vu la première fois. »
– Babette Mangolte

 

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-> Auditorium du musée
-> Voie d'accès pour personnes handicapées
-> Tarifs : Gratuit
-> Entrée libre

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