CAPC
musée d'art contemporain
de Bordeaux
<- vendredi 6 avril 2018 ->

• 06 avril 2018 - 11h30 et 15h00

PROJECTION // L'ÉCRAN 2018 //

RéTROSPECTIVE DES FILMS DE BABETTE MANGOLTE
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• 11h30 :

The Cold Eye (My Darling, Be Careful), 1980
16mm transféré en HD, 90 min., n&b.

avec Saskia Noordhoek-Hegt, Power Boothe, George Deem, Maggie Grynastyl et Valda Setterfield, James Barth, Kim Ginsberg, Ela Troyano.  

« Un film "narratif " au sujet de jeunes artistes vivant à New York vers 1979. Le film se concentre sur une étape du développement d’une jeune artiste qui confronte au monde réel ses conceptions idéalistes sur ce que l’art devrait accomplir. On ne la voit jamais. Elle est l’œil de la caméra, et quand quelqu’un lui dit "Sois prudente ma chérie", cette remarque pourrait tout aussi bien s’adresser à elle autant qu’au spectateur. L’utilisation subjective de la caméra force le spectateur à remettre en question sa position d’observateur impartial. »
– Babette Mangolte

 

• 15h00 :

Staging « Lateral Pass », 2013 (tourné en 1985),
16 mm transféré en HD et HD vidéo, 31 min. 22 sec., couleur.  

Chorégraphie de Trisha Brown
Décors et costumes de Nancy Graves
Musique de Peter Zummo
Danseurs : Trisha Brown, Lance Gries, Iréne Hultman, Carolyn Lucas, Diane Madden, Stephen Petronio, Lisa Schmidt, Vicky Shick, Randy Warshaw

« Le film documente le travail de la chorégraphe Trisha Brown et de ses danseurs précédant la première de Lateral Pass de Trisha Brown en 1985 sur la scène du Walker Art Centre de Minneapolis. Dépeignant les décors et les costumes de Nancy Graves, la chorégraphie de Trisha Brown et la musique improvisée de Peter Zummo, le film relate la dynamique entre les danseurs, la chorégraphe et les décors de scène. Les images noir et blanc et la vidéo couleur ont été tournées en 1985 au Walker Art Center de Minneapolis, où la chorégraphie et la scénographie ont été finalisées entre le 14 août et le 2 septembre 1985. Les images vidéo des répétitions de ce travail en cours ont été montées en 2013 pour l’exposition de Nancy Graves au Ludwig Museum de Aachen, Allemagne. »
– Babette Mangolte


Four Pieces by Morris, 1993,
16mm transféré en HD, 90 min., couleur.

Chorégraphies de Robert Morris.
-Site : avec Andrew Ludke, Sarah Tomlinson (casting original de 1964 : Robert Morris, Carolee Schneeman)
-Arizona : avec Andrew Ludke (casting original de 1963 : Robert Morris)
-21:3 : orateur : Michael Stella, voix : Robert Morris (casting original de 1963 : Robert Morris)
-Waterman Switch : avec Pamela Weese, Susan Blankensop, Michele Pogliani (Casting original de 1965 : Lucinda Child, Yvonne Rainer, Robert Morris)

« Le film est une reconstitution du travail précurseur réalisé par le sculpteur Robert Morris au début des années 1960. Le défi était de créer dans les années 1990 un film destiné à un nouveau public, qui rendrait hommage à une esthétique pratiquée par une autre génération sans l’altérer en la transformant. Plus particulièrement, les préoccupations modernistes des artistes et des danseurs des années 1960 étaient centrées sur une gestuelle simplifiée et sur la question de la durée. Plusieurs de ces préoccupations ont été intégrées au vocabulaire de la danse contemporaine (comme les mouvements informels et les corps non exercés à l’effort), mais certains demeurent insaisissables, comme le concept de la durée théâtrale, qui à l’époque fut entièrement renouvelé dans l’art performatif de cette période par l’influence considérable de John Cage. Le cinéma est le médium de la durée, mais ce qu’on appelle la durée est déterminée par l’Histoire. Les attentes du public varient grandement selon les générations. Ma plus grande interrogation était de savoir comment représenter la signification de la durée d’une autre génération. J’ai fait le pari que si j’arrivais à créer une impression intense de la présence de l’artiste à l’écran en restructurant l’espace sonore de l’image, je pourrais alors utiliser le temps dilaté des années 1960 à mon avantage et mettre l’accent sur l’importance du corps de l’artiste. Le film repose sur la préservation du concept de l’art en tant que déplacement /l’art en tant que cadre qui me semblait au centre de l’impact des performances de l’époque, alors que leur création révolutionnait la nouvelle danse sur la scène artistique new-yorkaise du début des années 1960. »
– Babette Mangolte

 

 

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-> Auditorium du musée
-> Voie d'accès pour personnes handicapées
-> Tarifs : Gratuit
-> Entrée libre

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