CAPC
musée d'art contemporain
de Bordeaux
<- jeudi 5 avril 2018 ->

• 05 avril 2018 - 11h30 et 15h00

PROJECTION // L'ÉCRAN 2018 //

RéTROSPECTIVE DES FILMS DE BABETTE MANGOLTE
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Projection suivie d’une discussion entre Babette Mangolte et Anne-Sophie Dinant, commissaire de cette programmation.

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• 11h30 :

There?Where?, 1979
16mm transféré en HD, 8 min., n&b, VOA

« Un regard naïf sur la Californie du Sud vue par un étranger, et (ou) un essai sur le déplacement au moyen de la disjonction entre les images de la Californie et les voix off. Où sont situées ces voix ? Ici ou là ? Relativement aux voix, est-ce que les images sont proches ou lointaines ? Les voix commentent-elles les images, ou est-ce l’inverse ? »
– Babette Mangolte


Visibles Cities, 1991
16mm transféré en HD, 31 min., couleur, VOA.

avec Christine Berry, Archer Martin
Musique de Michael Pelz-Sherman.

« Deux femmes sont à la recherche d’une résidence en Californie du Sud. Depuis leur regard extérieur, elles voient la maison unifamiliale comme un lieu d’exclusion de l’autre, en plus d’être inabordable. Elles se sentent comme des citoyennes invisibles. Elles constatent à quel point le paysage architectural imposé sur le désert californien apparait contre-nature, là où les résidences luxueuses, les communautés fermées et la ségrégation vont de concert. Elles rêvent d’évasion. Le film donne une voix au paysage de même qu’il explore la présence et la subjectivité hors écran. » 
– Babette Mangolte

 

 

• 15h00 :

The Sky on Location, 1982
16mm transféré en HD, 78 min., couleur, VOA.

« Est-il possible de confronter la nature à une réelle pureté de vision ? The Sky on Location est une méditation personnelle à propos du paysage de l’Ouest américain retraçant les conceptions dominantes de la nature des XIXe et XXe siècles, depuis les pionniers jusqu’aux touristes armés de leur Instamatic, qui suit de manière obsessionnelle, le cours des saisons. Les vicissitudes élémentaires de la météo, le moment exact du jour, la couleur de la lumière, du sol et des arbres composent un portrait précis de l’atmosphère toujours changeante du paysage. Avec une détermination tranquille et passionnée, le film parvient à nous confronter à notre inaptitude culturelle à saisir la nature dans son ensemble, sans idées préconçues. »
– Ernest Larsen

« Le paysage n’est ni montré à travers la beauté grandiose d’une esthétique de carte postale comme dans les photographies d’Ansel Adams, ni par ses formes comme dans les toiles de Cézanne ou de Constable. Le film capture plutôt l’ambiance du paysage à la manière d’un tableau de Turner. Le film tente de construire une géographie du pays du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et d’une saison à l’autre par la couleur autrement qu’avec des cartes géographiques. »
– Babette Mangolte

 

 

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-> Auditorium du musée
-> Voie d'accès pour personnes handicapées
-> Tarifs : Gratuit
-> Entrée libre

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